Les stupéfiants-Marseille (suite)

Nous constatons que les ministres bougent, en attendant l’intervention du président de la République, au sujet de Marseille avec ses 15 morts en seulement 8 mois, avec 60 blessés sur la même période…

Nous devons aussi corriger ce que rapportent certains points de deals ; un point peut voir arriver 2 000 acheteurs, soit un total financier de 75 000 euros sur une seule journée.

De même, nous avons minoré ce que récolte un jeune “chouf ” de 14 ans, s’il travaille de 14 à 24 h 00, soit 10 heures de suite.

Ce n’est pas 50, mais 100 euros qu’il gagne. Au point qu’il donne quelque argent à des jeunes de 12 ans, chargés de lui apporter un  casse-croûte ou une boisson. Avec 100 euros, on peut en donner 20 à un jeunot…

On parle alors de ruissellement financier des dealers confirmés, via les ‘’choufs’’ vers les petiots de 12 ans.

Autre aspect qui est consécutif aux trafics de drogues, le trafic des armes.

Venant essentiellement de l’Europe centrale (Kosovo), chaque mois, on estime les bénéfices de ces ventes d’armes chaque mois entre 10 à 15 millions d’euros.

On croit rêver, puisque certains des dealers sont aussi des marchands d’armes. Imaginez les bénéfices récoltés sur les deux activités cumulées !

Rudy MANNA, secrétaire général d’Alliance du 13, constate l’écart des armes de la Police face aux PM des truands, essentiellement des kalachnikovs.

A ce sujet, à Marseille, les criminels ont décidé de créer une armurerie centrale pour réparer les armes ayant des défaillances. Ben oui, ce serait dommage de gâcher des achats, même si peu chers, d’armes de type “collectif”, comme on le dit dans l’Armée. Côté Police, il reste le pistolet automatique ou le flash-ball fait “amateur“.

Enfin, la question – très vaste- concernant la dépénalisation du cannabis en France, qui serait différent de la légalisation… (Là, nous n’avons pas tout compris).

Il y aurait 5 millions de consommateurs “habituels” de hachich en France, sans compter les abonnés aux drogues dures.

Il est certain que l’usage du cannabis provoque une accoutumance, sans compter les effets pervers : le manque d’attention, de reflex lors de la conduite de véhicule, la nonchalance etc…etc…

Personnellement, nous balançons entre permettre -mais avec une durée pour observer les résultats – et rester sur la pénalisation actuelle.

Une campagne de prévention devrait attirer l’attention des usagers.

L’idée de tenter quelque chose de diffèrent ‘’pour voir”, comme on dit au poker, dans les Bouches du Rhône et en Seine St-Denis, peut être une initiative utile.

Mais alors “quid ” de la mise à l’écart des autres départements ? Nous voyons mal le conseil constitutionnel accepter, même sur une durée temporaire, une différence de vente de Haschich entre 93 et 13 et le reste de la Nation.

Ceci dit, il y a une telle crise, que même cela peut se concevoir pour tenter quelque chose, ce qui est mieux que de ne rien faire.

Une suggestion, un parquet spécifique dédié pour les stupéfiants à Marseille pourrait s’envisager. Cela semble être une très bonne idée. Le monde criminel des stupéfiants est particulier. Permettre des parquetiers spécialisés, comme on le fait pour le monde financier, est pertinent. Là, on aurait une avancée possible.

On entend aussi parler d’actions éducatives auprès des jeunes. Là, nous voyons mal comment dissuader un môme de gagner un fric facile, au lieu de rechercher un métier à 1 200 euros mensuels  après une formation type CAP.

Comment de l’obliger physiquement à fréquenter une école plutôt que la rue ?

Enfin, nous entendons des questionnements actuels déjà prononcés il y a plus de 40 ans !

On tourne en rond au fil du temps.

Nous vous épargnons ce qu’il pourrait se passer avec les réfugiés afghans…

Il faut “po si ti ver ” !

                                    Dominique BAGUET

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